Cinéma modeste pour Haute couture

Yves Saint Laurent  Jalil Lesper (avec Pierre Niney, Guillaume Gallienne, Charlotte Le Bon…)

Montrer le génie et/ou l’homme, telle est la question de tout biopic qui se respecte et dans cet énoncé on devine déjà l’antagonisme perpétuel qui pointe : l’homme lutte pour demeurer l’artiste véritable qu’il est. Le film ne sait pas choisir et du coup saupoudre les étapes obligatoires de la vie de Saint Laurent sans vraiment décider du point de vue à adopter. Alors, tout y passe, en surface, dans un ballet perpétuel entre tentative de montrer un grand couturier au travail et de décrypter les affres dans lequel il s’emprisonne. C’était le propre du personnage Saint Laurent, archétype de l’artiste génial, exigent et visionnaire, bouleversant dans sa chute et dans le sursaut créatif. A force de vouloir tout montrer, le film donne une illustration trop sage, on ne saisit pas ou si peu la révolution Saint Laurent malgré l’incroyable sympathie que suscite l’engagement des comédiens.

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A propos godsaveculture

Dernier ouvrage paru Briques à branques, Editions Cours Toujours. (Autres titres parus : Los Angeles 32, Michalon, 2008 / Les voyages égoïstes d'Antoine Ordana, Barley, 2010 / Mazurka, Mercure de France, 2012) filipemoreau@orange.fr
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